Propositions pour plus de sécurité

                                                                        Propositions pour rendre nos rues plus sécurisantes, moins agressives

 

Objectif : Pouvoir se promener ET laisser promener nos enfants librement dehors sans craindre d’être agressé.

 

Deux chantiers à réformer :

1)      Réformer certains modes de vie familiaux et l’éducation  (prévention)

2)      Réformer la justice (répression)

 

 

Réformer la justice

 

1)     Ne plus libérer les récidivistes

Que l’on donne une seconde chance à un agresseur qui regrette et qui veut changer après un certain temps d’emprissonnement, oui.

Mais que l’on donne une troisième, une quatrième, une cinquième chance à un récidiviste qui recommence les « mêmes » délits, non.

Exemple :

Aid Out a violé une fillette de 6 ans pendant 8 ans.  Il a été emprisonné 3 ans avant d’être libéré sous condition.

Il a volé puis  cambriolé.  Il a été emprisonné puis libéré sous condition.

Il a frappé et violé une fille de 14 ans.  Il a été interné puis relâché définitivement.

Il a violé et tué Nathalie et Stacy.  Va-t-on encore le libéré ?  Probablement.

 

« Ait Oud est né le 23 juillet 1967 à La Hestre (Manage), près de La Louvière. D’origine marocaine, il émarge actuellement au CPAS de Liège et mène une vie de marginal, même si, semble-t-il, il n’en a pas toujours été ainsi.

C’est en avril 1994 qu’il connaît ses premiers déboires avec la justice. Soudeur à Jemeppe-sur-Meuse, il est arrêté et mis en prison pour avoir violé sa nièce, alors âgée de 14 ans. La victime expliqua aux enquêteurs que son oncle Abdallah se livrait à des attouchements sexuels depuis qu’elle avait 6 ans mais que, notamment sous la pression sociale, elle n’avait jamais osé en parler. Elle consignait toutefois son terrible secret dans un journal intime («Je hais mon oncle, parce qu’il me viole» y avait-elle noté), ce que son frère découvrit avant de la convaincre de porter plainte.

Lors des interrogatoires menés récemment par les enquêteurs liégeois, Abdallah Ait Oud a été amené à évoquer cet épisode, parlant d’une envie impossible à maîtriser. L’homme sera condamné à 4 ans de prison et un an de sursis probatoire par le tribunal correctionnel de Liège. Une condamnation assortie d’une obligation à suivre un traitement médical.

Trois ans plus tard, le 7 septembre 1997, alors qu’il bénéficie d’une libération sous condition, il est arrêté et replacé en prison pour le vol d’un véhicule suivi d’un cambriolage.

La suite n’est guère plus reluisante. En 2001, alors qu’il profite d’une nouvelle libération conditionnelle, il est une fois de plus appréhendé pour viol sur mineur. Les faits sont révélateurs de sa personnalité instable, comme le révélaient mercredi nos confrères de RTL-TVi.

Le 10 mars de cette année, à la sortie d’une discothèque, l’homme essuie les insultes d’individus au fait de son passé judiciaire : ils le traitent de «pédophile». Des propos qui le mettent hors de lui. «Je ne suis pas attiré par les enfants», se défendra-t-il plus tard, expliquant que ses victimes étaient à chaque fois «déjà formées». Toujours est-il que, ce jour-là, furieux, il s’enfuit en voiture et, après avoir feint de lui demander un renseignement, embarque de force et frappe à la tête à l’aide d’une pierre une jeune fille de 14 ans qui promène son chien au bord d’une route, à Flémalle. Il l’emmène dans la foulée sur un chemin agricole de Grâce-Hollogne, la frappe à nouveau à la tête, la viole, la jette de son véhicule et l’abandonne sur place. Elle sera contrainte d’atteindre à pied la maison la plus proche pour appeler la police.

Erreur de diagnostic

Ait Oud est appréhendé un mois plus tard, le 24 avril suivant, sa liberté conditionnelle lui étant supprimée. Mais ce n’est plus la prison qui l’attend. Il fait cette fois-ci l’objet d’une mesure d’internement à l’institut de défense sociale de Paivfe, d’où il sortira le 14 décembre 2005 à la faveur d’une libération définitive qui suscite aujourd’hui la polémique. L’expert psychiatre en charge de son cas a en effet établi dans un rapport que la mesure d’internement prise à son encontre en 2001 résultait d’une erreur de diagnostic. Dès lors, la Commission de défense sociale de Liège n’avait pas eu d’autre choix que de libérer l’homme qui est aujourd’hui inculpé de l’enlèvement de Stacy et Nathalie – ce qu’il, rappelons-le, nie avec la dernière des énergies.

Fallait-il alors le renvoyer en prison? Le débat n’est pas clos. Toujours est-il qu’Abdallah Ait Out, libre, s’installe dans un garni de Saint-Léonard, où il élit domicile. Six mois avant d’être à nouveau arrêté… »

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=294344

 

2)     N’emprisonner que les dangers publics (pour désengorger les prisons)

Le surpeuplement des prisons est parfois la cause des relâchements. 

Que l’on sanctionne les voleurs, les fraudeurs, les tricheurs autrement que la prison.

Il ne sont pas des agresseurs dangereux pour la société et encombrent inutilement les prisons.

 

Qu’ils paient le double de ce qu’ils ont volé, qu’ils travaillent pour la société, qu’ils réparent, qu’on leur prive de leur droit d’éligibilité définitivement,… 

 

3)     Respecter la perpétuité (ou réinstaurer les peines de mort pour les incorrigibles récidivistes)

 

« Un homme de 42 ans, originaire de Tirlemont, qui avait été condamné à la peine de mort en 1995, par la cour d’assises de Bruxelles, a été interpellé cette semaine à Blankenberge à la suite d’un vol dans un magasin. L’individu a dérobé une veste d’une valeur d’environ 20 euros. Lorsque le personnel l’a appréhendé, il a fait usage de violence pour tenter de s’enfuir. Personne n’a été blessé.

La justice brugeoise aurait pu placer l’auteur du vol sous mandat d’arrêt, la gravité des faits et surtout le fait que le malfrat ait usé de violences pour tenter de fuir le permettaient mais elle n’a pas jugé utile d’agir de la sorte. C.D. a donc pu disposer mais il devra répondre de ces faits devant le tribunal correctionnel. »

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=301419

 

La perpétuité a été instaurée pour supprimer la peine de mort.

Une perpétuité qui dure 11 ans (s’il n’a pas été libéré avant) a-t-elle encore un sens (1995-2006) ?

 

 

4)     Sanctionner plus sévèrement.

4 ans de prison pour avoir violé pendant 8 ans une jeune fille de 6 ans est-il vraiment suffisant ?  Surtout quand on sait que la personne est relâchée après 3 ans (cfr Ait Out décrit ci-dessus)

 

5)     Sanctionner toutes les agressions

Est-ce normal que des agresseurs (de chauffeurs de bus par exemple)  soient relâchés le jour ou la semaine suivante ?

Les agressions pour coups et blessures ne sont pas assez prises au sérieux.

 

 

6)     Juger rapidement

Lorsque la culpabilité est indiscutable (témoins, aveux, vidéo, preuves,…), pourquoi ne pas juger dans le mois qui suit l’agression ?

Sanctionner deux ans après les faits et laisser courir les agresseurs en liberté pendant ce temps, est-ce vraiment judicieux ?

 

7)      Supprimer le sentiment d’impunité des coupables pour certains délits pour la justice.

 Les habitués de la justice et de la police savent qu’ils n’ont pas grand chose à craindre s’ils commettent leurs délits.  Quelques jours de prison tout au plus.

 Il faut rendre ce sentiment de justice au citoyen et « faire peur » aux agresseurs potentiels pour qu’ils se retiennent.

        Utiliser l’ADN pour trouver les coupables.

        Si les magistrats sont trop peu nombreux, privilégier les crimes aux excès de vitesse par exemple.


8) Occuper les délinquants pour détourner leur attention.

– Rediriger les délinquants vers le sport.

– Rediriger les délinquants vers le travail.

– Rééduquer les délinquants par le service militaire.

Un jeune qui est occupé, est un

 

Réformer certains modes de vie familiaux

 – Le comportement agressif et délinquant se forme dès le plus jeune âge par manque d’éducation, par manque de présence, d’autorité, de discipline, de limite et d’amour des DEUX parents.

Les divorces, les séparations, les familles monoparentales, les familles recomposées,  sont tout autant d’instabilité qui peuvent susciter de la violence chez les enfants (futurs adolescent et adultes).

– Mais ce n’est pas tout.  Parfois, même des parents présents sont perdus et ne savent plus quoi faire.  L’éducation est un « métier » et une tâche tellement complexe pleine de psychologie que des parents sans repères, influençables doivent être aidés (un peu comme l’émission télévisée intéressante « super Nanny » le fait chaque semaine (Le mardi à 22h00 sur RTL TVI)

– Souvent aussi, les parents sont maladroits : ils veulent tellement ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants qu’ils n’osent plus leur refuser quelque chose (ex: tutute 20h/24h).  On obtient alors des enfants pourris gâtés, des enfants-rois qui pensent que tout est facile, tout leur est dû et que tout doit leur tomber du ciel.

Ils deviennent alors paresseux et ne veulent plus travailler, plus transpirer.

 – L’absence de transmission de valeurs, de morale, d’exemple est aussi problématique.  Un enfant qui n’entend jamais et qui ne voit jamais qu’il faut être honnête, respectueux, travailleur, poli et aimable, ne saurait pas le devenir.

 

Solution :

Inciter (contraindre) tous les parents à suivre une formation sur l’éducation des enfants dès la grossesse (pour pouvoir obtenir les allocations familiales).

Et par la même occasion, former tous les couples pour connaître les bases d’une relation durable (dialogue, concessions, écoute, partage et sacrifices…)

Cette formation pourraient notamment parler des informations suivantes :

Ne pas procréer sans vivre une situation stable et solide avec un conjoint.  Se séparer quand on n’a pas d’enfant, ce n’est pas grave du tout.  Se séparer quand on a des enfants, cela devient beaucoup plus embêtant.

 

Limiter l’abus de télévision qui propose souvent des fictions violentes (les explosions, les meurtres, les coups se trouvent dans beaucoup de films), des émissions abruptissantes et peu morales (l’île de la tentation, le maillon faible)

La télévision dans la cuisine et dans la chambre ne peut que faire du tort à la communication et aux relations familiales.

En tant qu’instituteur, je remarque très souvent que les enfants qui n’ont pas la télévision chez eux (Eh oui, cela existe encore) sont des enfants très studieux, très attentifs, très socials, pas agressifs, altruistes,…

Pensons que pendant des milliers d’années, les individus ont vécus sans télévisions et trouvaient bien d’autres occupations.  Qui, aujourd’hui, saurait vivre sans télévision (pendant une semaine par exemple) ?

8-05-2002

Comment vaincre l’insécurité ?

Quelques suggestions :

1) Ne laisser aucun crime impuni.  (La sanction peut très bien être des travaux d’intérêt général : nettoyer le bords des autoroutes.) Utiliser l’ADN pour trouver les coupables.Si les magistrats sont trop peu nombreux, privilégier les crimes aux excès de vitesse par exemple.
2) Occuper les délinquants (sports), leur donner du travail.  
3) Plus de solidarité, moins de racisme, moins d’égoïsme. Ce sont souvent les rejetés de la société qui volent.  Ceux qui ne trouvent pas de travail parce qu’ils sont étrangers, parce qu’ils n’ont pas fait d’étude, parce qu’ils ont moins de chance,…
4) Moins de violence à la télévision.  Ne fautdrait-il pas règlementer* la violence des films ? (Ne pas distinguer fiction et réalité est une des 9 causes de la violence.) Éduquer aux médias (en famille ou à l’école).
5) Chercher des solutions aux 9 causes de la violence (d’après J. Espstein). Imposer ou proposer des formations pour apprendre à éduquer un enfant.« Transformer » les anciens criminels « guéris » en éducateur de rue.

* nouvelle orthographe

Bruno Dobbelstei

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