Synthèse de Bruno Dobbelstein écrite le 21/07/2026 de la conférence de 2h44 d’Arthur Keller – Sécurité globale des territoires
Diaporama complet
Ce qu’il faut comprendre
6 problèmes systémiques – Système terre
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Lithosphère : ressources du sous-sol (pétrole) ; nous vivons grâce à une abondance de pétrole bon marché (plastique, transport,…). Le Venezuela a la plus grande réserve (non conventionnelle, plus compliqué à transformer).
Il existe encore beaucoup de pétrole, mais trop pour le climat.
Il faudrait laisser du pétrole dans le sol pour éviter la pollution de l’air.
Dès 2030, on aura des problèmes d’approvisionnement de pétrole bon marché et abondant.
Sans pétrole aujourd’hui, notre modèle de société est perdue actuellement.
Nous sommes dépendants du minerais : batteries au lithium, panneaux solaires, éoliennes, le cuivre (Chili, Pérou, Australie)
Manque d’eau
Pénurie de métaux !
Pénurie de sable (matériau indispensable pour construire) !
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Hydrosphère : pollution chimique, matérielle (plastique), acidification (coraux), salinisation des nappes phréatiques…
Par manque de solution systémique, les solutions ne fonctionnent qu’à court, moyen terme.
Désoxygénation des océans ; pesticides nitrates, algues
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Cryosphère : glaciers, banquises, sols gelés,… ça fond
Températures extrêmes en Arctique et Antarctique
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Atmosphère : le CO2 a augmenté de 250 ppm à 425 ppm depuis 100 ans
Il n’y que la bas-atmosphère qui se réchauffe, pas la haute atmosphère
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Biosphère : -73 % des êtres vivants vertébrés en 50 ans
La vie sur terre s’effondre. 70 % sont des animaux d’élevage.
-62 % d’insectes volants
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Pédosphère : sols dégradés par l’agriculture (industrielle et chimisée) ; 80 % des sols consacrés à l’élevage
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Anthroposphère : les activités humaines fait exploser toutes les problématiques précédentes
Une 20aine de pays ont réussi à baisser leurs émissions :
L’activité tertiaire ne pollue pas beaucoup : mais cette activité tertiaire dépend du secteur primaire.
La vie de 1960 est le niveau de vie (<2T/hab) qu’il faudrait aujourd’hui.
La baisse des émissions ne suffit pas puisque l’aggravation ralentit mais continue.
Ce n’est pas une crise écologique, c’est une crise humaine.
On doit changer le modèle de société.
On ne pense pas en « problème-solution » ou « cause-conséquence »
Réfléchir globalement, avec les règles d’interaction.
Changer notre culture.
Le changement climatique est un symptôme.
Il faut traiter la maladie, pas le symptôme.
On transforme la nature en déchet
Deux choses :
1) Quand on consomme plus que ce que l’on peut produire, ce que l’on peut produire diminue.
2) Un jour ou l’autre, on devra consommer moins que ce que l’on produit (loi de la physique).
On aura moins de matières et moins d’énergie.
On aura donc une raréfaction, une instabilité, des conflits,…
Vulnérabilité – dépendance :
– camions, transports de marchandises
– eau, gaz, électricité
– infrastructure
– instabilité des sols
– technologies
– chaines d’approvisionnement
« Les solutions dépendent du développement durable »
Les économistes ne tiennent pas compte des limites planétaires et se basent sur la croissance.
Croyance : le génie humain est illimité
Globablement, la technologie ne va pas nous sauver, et va l’amplifier notre problème : elle accélère le pouvoir, les problèmes (ressources),..
Google : « Le jour où il y a une superintelligence, on aura le pouvoir, et il faut qu’on soit les premiers, avant les Chinois. »
« Si ça s’arrête de croitre, c’est l’effondrement social. »
Mécaniquement, il y aura moins de PIB.
La décroissance est bonne mais non applicable.
On est endormi dans notre petit confort.
Plus c’est minuscule, sophistiqué, moins c’est recyclable.
ACTIONS À MENER POUR LIMITER LA CATASTROPHE
Il faut se réveiller !
3 piliers à la transition énergétique
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énergies renouvelables
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efficacité énergétique : utiliser moins d’énergie
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sobriété énergétique :
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réduire le gaspillage et le superflu ;
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produire et consommer moins (limiter les déplacements, manger moins de viande)
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Solutions :
réagir, bouger, se rebeller, lutter, résister,…
Ces gens vont être considérés comme dangereux, criminels.
Il faut bouger, être activiste,…
Face au problème systémique, il n’y pas de solutions, mais des leviers.
Si on ne se prépare pas, ce sera le chaos.
On a besoin de tout le monde, y compris des vieux (qui ont le temps, l’argent).
L’extrême droite est la pire des solutions.
Pas de communautarisme.
Ceux qui vont s’en sortir sont ceux qui collaborent et s’entraident.
Propositions :
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Transitions
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Transformations structurelles : décroissance, sortie du capitalisme, changer les valeurs…
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Anticiper les points de bascule : proposer, s’opposer, passer le cap, s’imposer
Nous serons une minorité.
Une minorité bien organisée peut faire la différence.
4 dynamiques de résilience : Robustesse, adaptabilité, flexibilité, transformabilité.
Quelle résilience ?
Risques conventionnels : gestion de crises ponctuelles
Risques systémiques : processus, transformation collectif, culturelle
Solutions :
- Low-tech très bien mais limité
- relocalisation
- diversification
- réaménagement des territoires
- végétalisation vivrière des agglomérations
- toilettes sèches à la campagne, récupération des urines en ville comme intrants agricoles
- circuits courts, économie locale, système d’échanges locaux
- solidarité, inclusivité, justice sociale, cohésion territoriale
- Si vous êtes solidaires par bienveillance, c’est formidable. Sinon, soyez solidaires par calcul et intérêt.
- culture du risque, de la responsabilité, de la solidarité
- Gestion partagée des communes : ne pas laisser la gestion à des élus ou des privés.
- Accès à l’essentiel garanti pour tous (et gratuit pour tous), ce qui va amener de la sécurité pour tous.
- Expérimenter
- chantiers coopératifs
- Écrivez à vos élus, harcelez-les.
- Préserver le foncier nourricier (les terres agricoles)
- Permaculture, agroécologie, agroforesterie, culture sur sol vivant, hydrologie régénérative, solutions fondées sur la nature
- DURABILITÉ – RÉSILIENCE – SÉCURITÉ
- Faire mieux à son niveau
- Opérer des renoncements
- Repenser son mode de vie
- S’organiser ensemble
- Sursaut culturelle
CONCLUSION :
Nous avons besoin de
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penseurs (imaginent, conceptualisent, proposent…)
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faiseurs (transmettent, montrent l’exemple, mettent au point)
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inspirateurs (diffusent)
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organisateurs (structurent, animent, coordonnent)
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facilitateurs (financent, autorisent…)
Soyons tous un de ces acteurs du changement.
Nous sommes à une croisée des chemins : c’est le déclic, ou le déclin !
